Parfois les parents, en voulant bien faire, nous compliquent la vie. Je m’explique.
Situation 1 : Il y a quelques semaines de ça, je reçois un courriel de papa qui me dit que son groupe préféré vient dans le cadre du festival d’été de Québec le 7 et 8 juillet. Je réponds rapidement et pour lui faire plaisir : tu aimerais qu’on y aille? Je vais regarder mon horaire et je te reviendrai là-dessus.
3 jours plus tard, courriel de papa qui m’apprend cette fois qu’il a réservé l’hôtel pour le 7 et 8 juillet.
QUOI?!
Bon je regarde mon agenda, j’ai plein de pratique et de rencontre importante ces deux journées en vue du spectacle que l’on fait a Juste Pour Rire. C’est pratiquement impossible pour moi de me rendre à Québec, surtout 2 jours de temps! Telephonne à Papa..
- Salut papa, pour Québec il fallait que je te dise..
- Ah! Québec, j’ai tellement hâte, ça longtemps qu’on s’est pas vu, je suis content qu’on fasse quelque chose ensemble. Mais qu’est-ce que tu voulais me dire?
- heu.. Rien.. moi aussi j’ai hâte.
Situation 2 : Le 4 juillet, j’ai organisé un petit show à Saguenay (ma ville natale) pour qu’on y teste et pratique quelques sketchs. Pour vous donner une idée de mon horaire. Je travail jusqu’à 4 heures du matin jeudi soir, vendredi 10h, encore une fois du matin, ont doit partir en direction de Saguenay. Après cinq heures de route, pratique avec les techniciens sur place, général, test de son, course de dernière minute pour les pépins, parce qu’il y a toujours des pépins, et on enchaîne avec l’entrée du public.
Tout à l’heure, courriel de maman :
- Salut, j’ai parlé de votre spectacle à une copine à moi, réalisatrice à la radio de Radio-Canada et elle accepte de vous prendre en entrevue à l’émission de vendredi matin. Vers 7h30 du Matin. C’est merveilleux hein?
- Heu.. Oui. Merci Maman..
Alors, comment vais-je faire pour être à Saguenay à 7h30 du matin quand je termine le travail à 4h.. Ah oui, et question sous-jacente, quand est-ce que je dors?!
PS: À maman qui me lit : je t’aime quand même. À papa qui ne me lit pas : Je t’aime aussi quand même